La top priorité de Raid : le voyage

Raid Valley est dans sa phase finale de préparation. C’est l’occasion de se poser la question de la top priorité de Raid.

Quelqu’un d’Ubisoft a dit à Hylis qui nous l’a écrit, que quelque chose est défini par sa top priorité. La top priorité de Maniaplanet, c’est l’amateur. Qu’en est-il pour le Raid ? Quel est ce principe fondateur qui mérite que l’on sacrifie d’autres choses ? Le voyage. C’est, je crois, le voyage. Le cœur du Raid c’est d’embarquer le joueur pour l’emmener ailleurs. A un autre endroit de l’univers de Trackmania, mais aussi ailleurs par rapport à son quotidien. Cette aventure s’appuie sur des ambiances particulières et décors dépaysants (par rapport à l’environnement de base mais aussi par rapport à l’univers de la majorité des joueurs). Mais aussi sur des expériences de jeu différentes. Des surfaces différentes, des formes nouvelles, des circuits qui demandent d’autres qualités (endurance, sens de l’orientation, gestion du risque, etc). C’est aussi une campagne solo différente avec un classement au temps contre des joueurs réels (mais aussi virtuels puisqu’ils auront joué la map avant). Après demain, j’espère que le Raid pourra offrir un gameplay qui lui sera spécifique.

Coté sacrifices, il faut une réelle discipline concernant le contenu. Pour limiter la taille du titre et pour avoir un ensemble cohérent, je me dois d’être très vigilant sur les mods et sur les objets. Il faut limiter leur nombre et leur taille. Ce n’est pas toujours facile de faire des choix. Aussi j’essaye parfois une nouvelle catégorie avec quelques objets et si l’expérience est intéressante, je peux dans un 2ème temps augmenter le nombre d’items pour apporter de la diversité. Attentif aux leçons de Nadeo, j’essaye de me limiter (plus facile d’ajouter que de retirer) et de m’approcher du « juste nécessaire ». Mes envies créatives contrecarrent parfois mes objectifs, mais il ne faut pas oublier de s’amuser dans cette histoire. Et certains objets, un ou 2 par ambiance, peuvent être plus volumineux, car à eux seuls et en un coup d’œil, ils nous transportent dans une ambiance.

Un des aspects difficiles concerne le dosage entre la réalité et la fiction. Coté circuit, Raid privilégie une approche « naturelle » qui colle bien aux grands espaces. Pas, ou peu de boost ou de looping par exemple. Mais en même temps, on peut faire du trial sur les toits ou sur des pipelines… C’est donc une question de « feeling » sachant que le maître de ce dosage est plutôt le mappeur. Les mêmes questions se posent avec les ambiances. Il faut jongler entre le réalisme, entre ce que les observateurs vont percevoir comme réaliste alors que ça ne l’est pas forcément, et la fiction. Je considère que Trackmania, et donc Raid qui en est un peu la version « sauvage », constitue un monde parallèle qui a des cotés très réalistes avec des détails précis (éclairage, panneaux, routes, etc) tout en faisant faire aux pilotes des choses extravagantes. Construit sur ce « pseudo-réalisme », Raid essaye d’emmener le joueur sur des terrains de jeu extraordinaires dans des espaces exotiques. Un voyage virtuel ludique en somme.